Comme on peut le voir il y a pas mal de grands auteurs qui avec les années ont un peu perdu la main ou se répètent (Woody Allen, Robert Altman, Jean-Pierre Jeunet, David Lynch) mais aussi des gros films de studio qui auraient dû être différents (Speed Racer, Max et les Maximonstres) mais la déception ultime vient du retour du roi Cameron. Encensé un peu partout (heureusement qu’il y a quelques dissidents, merci Telerama ; L’express), récompensé aux Golden Globes et carton mondial, son Avatar est ma plus belle déception de ces années 2000. Il aura été l’homme des années 90 avec son Titanic mais ici, même si la réalisation est très réussie et les effets parfaitement maîtrisés, son script est complètement squelettique, caricatural et sans saveur. Vite vu vite oublié et c’est ce qui me gêne le plus avec ce film que presque tout le monde adore et je ne dis pas ça pour en énerver certains. C’est juste que c’est ma plus grosse déception ciné de ces dix dernières années. Allez en route pour dix ans de plus pour de belles aventures ciné… et évidemment de gros coups de gueule.
Années 2000 : Mes plus belles déceptions (Dossier)
1/18/2010 3:37
Ce papier met en lumière mes grandes déceptions ciné de ces dix dernières années. Contrairement au flop 100, cette liste peut contenir mauvais (X-Men Origins : Wolverine ; Dante 01…) comme bons films (No Country for Old Men…). Si on peut y trouver de bons titres il faut pour cela préciser que durant ces dix dernières années, Internet a pris une telle ampleur que la réputation d’un film se monte ou se démonte en un éclair. Ces déceptions concernent donc des évènements cinématographiques majeursou très soutenus par la presse, souvent trop surestimés et d’autres qui n’ont absolument pas rempli leur office comme ces films de studio qui se devaient d’être divertissants et qui ont été tellement charcutés, mal écrits, bâclés qu’on se retrouve, nous spectateurs, face à des spectacles aussi navrants qu’irregardables (TombRaider…). Retour sur dix ans de coups de gueule qui parfois s’arrangent lors d’un second visionnage (Superman Returns…) mais cela reste très rare.
2000 – 2009 / Dix ans de ciné : 1333 Films vus lors de leurs sorties
2009
168 films Vus
Les Noces Rebelles
Gran Torino
Les 3 Royaumes
Prédictions
X-Men Origins : Wolverine
Dans la Brume Electrique
Millénium – Le Film
Star Trek
Antichrist
Ne te retourne Pas
Terminator Renaissance
Public Ennemies
The Reader
Numéro 9
District 9
Micmacs à Tire-larigot
Rose et Noir
Away we Go
L’Autre
Avatar
Max et les Maximonstres
2008
180 Films Vus
Dante 01
La Guerre selon Charlie Wilson
No Country for Old Man
Lust, Caution
Promets-moi
Cloverfield
Paris
Redacted
A Bord du Darjeeling Limited
MR 73
L’Orphelinat
Iron Man
Rec
Sex and the City – Le Film
Diary of the Dead
Le Monde de Narnia Chapitre 2 : Le Prince Caspian
Speed Racer
Doomsday
Martyrs
Mirrors
Blindness
Coluche, l’histoire d’un mec
Le Crime est notre Affaire
Crimes à Oxford
Hellboy 2
Mesrine : L’instinct de Mort
Quantum of Solace
Vicky Cristina Barcelona
Mensonges d’Etat
Two Lovers
Agathe Cléry
Burn After Reading
Un Conte de Noël
2007
145 Films Vus
Apocalypto
La Vie des Autres
Bug
Le Dernier Roi d’Ecosse
Fur : Portrait imaginaire de Diane Arbus
Hannibal : Les Origines du Mal
Inland Empire
Little Children
300
Shrek le Troisième
La Colline a des Yeux 2
Die Hard 4
Harry Potter et l’Ordre du Phénix
Raisons d’Etat
La Vengeance dans la Peau
28 Semaines plus Tard
A La Croisée des Mondes – La Boussole d’Or
Dead Silence
Hostel – Chapitre II
I’m not There
Invasion
Paranoid Park
Saw IV
2006
162 films Vus
Arthur et les Minimoys
A Scanner Darkly
Brick
La Californie
Cars
Da Vinci Code
Déjà Vu
Les Fous du Roi
Good Night and Good Luck
The Grudge 2
Happy Feet
Les Infiltrés
Inside Man
L’ivresse du Pouvoir
The Last Show
Miami Vice
Mission Impossible 3
Munich
Nouvelle Cuisine
Scoop
Sheitan
Superman Returns
Truman Capote
Vol 93
World Trade Center
Je Vais Bien ne t’en Fais Pas
The Holiday
2005
135 Films Vus
A History of Violence
Alexandre
Breaking News
Capitaine Sky et le Monde de demain
Le Cercle – The Ring 2
Collision
Le Crime Farpait
L’Ex femme de ma Vie
Les Frères Grimm
La Guerre des Mondes
Joyeux Noël
Land of the Dead
Night Watch
Les Noces Funèbres de Tim Burton
Palindromes
Les Poupées Russes
40 ans toujours puceau
2004
129 Films Vus
Blueberry
Company
La Confiance Règne
Deux Sœurs
L’Exorciste - Au Commencement
Lost in Translation
Ma Mère
Ocean’s Twelve
Open Water
Peter Pan
La Plus belle des Victoires
Les Rivières Pourpres 2 : Les Anges de l’Apocalypse
Après l’instantanément culte Donnie Darko et le vilipendé Southland Tales, The Box est le troisième long-métrage du petit génie Richard Kelly. Seconde adaptation de la nouvelle de Richard Matheson (LeJeu du Bouton ; 1970) The Box va explorer les thématiques Kellyennes de façon virtuose.
Le jeune cinéaste, âgé de 34 ans, a eu le malheur de créer avec son premier film une œuvreinstantanément culte. Devenu très hot dans le monde du cinéma, Richard Kelly fut attendu au tournant avec Southland Tales, présenté à Cannes en compétition officielle, quatre ans plus tard. Les moqueries et quolibets obligèrent le jeune réalisateur à remonter son film tentaculaire qui ne ressemblait à rien d’identifiable. Peu sorti dans les salles mondiales (des sorties techniques ici et là tout au plus), le film continue de diviser. L’annonce d’un film plus codifié allait en rassurer quelques-uns, persuadés que Donnie Darko n’était qu’un coup de chance. Tourné entre fin 2007 et début 2008, le nouveau long métrage de ce réalisateur à l’univers étrange se laissait désirer, donnant de nouveau raison à ses détracteurs sur sa capacité à boucler un film qui satisferait autant investisseurs que spectateurs. Rappelons aussi que Donnie Darko fut amputé de vingt minutes et que le manque de moyens ne permit pas l’utilisation de musiques désirées. Dans ce cas présent, le résultat fut inverse et le film demeure plus mystérieux dans sa version salle que dans son director’s cut, preuve que le jeune surdoué a réellement besoin d’un cadre strict pour affiner son œuvre. Cela arrive peu dans le monde du cinéma (on pense notamment à des films de gros studios tel que Troie qui sont supérieurs dans leurs versions du réalisateur) mais ça arrive.
Ici il adapte Le Jeu du Bouton, nouvelle de huit pages de Richard Matheson, auteur souvent adapté au cinéma (Je suis une légende, Hypnose, Au-delà de nos rêves, La maison des Damnés). L’histoire de sa nouvelle fut une première fois adaptée pour la télévision en 1984 (La Quatrième Dimension) et dirigée par Peter Medak (La Mutante) sur le ton de l’humour noir digne d’un Alfred Hitchcock Présente et ne signifiait pas grand-chose à l’origine. Replacé dans les années 70, quelques temps après la démission de Richard Nixon, The Box porte en lui tout un pan paranoïaque de l’histoire des Etats-Unis. Il permet aussi, du coup, au département artistique de faire des prodiges dans la reconstitution de cette époque charnière.
Ici le personnage Méphistophélique de Mr Steward (brillamment interprété par Frank Langella) prend une place plus importante (on démarre le film sur un carton narrant sa vie d’avant la création de cette boîte) et l’humour un brin lourdaud du sketch disparaît au profit d’un ton bien plus dramatique. Le couple, parfaitement campé par Cameron Diaz et James Marsden, n’est plus pauvre mais a un besoin désespéré d’argent en raison d’un train de vie supérieur à ses revenus. On est en pleine époque de crise me direz-vous et le parallèle avec la fin des années 70 est plus que bienvenu. On débute donc l’histoire sur un suspense diabolique (Qui est Mr Steward ? Cette boîte, qui doit tuer une personne moyennant un million de dollars, fonctionne-t-elle réellement ?) pour être entrainé vers un film fantastique qui relègue le suspense au second plan pour nous laisser sur une morale puritaine qui sonne comme un avertissement altruiste adressé à l’humanité entière. Soit. On est chez Richard Kelly, rappelons le. Ce qui gêne plus que les digressions fantastiques c’est le rôle donné aux femmes dans cette histoire. Ce sont elles qui appuient sur le bouton. Ce sont elles qui ont les pieds sur terre et ce sont les hommes, leurs maris, qui vont sur Mars et questionnent moralement cet acte si simple que celui d’appuyer sur un bouton.
On sort de la salle un brin décontenancé par une telle morale. Si la femme ne devient pas plus altruiste, l’homme se retrouvera seul avec sa progéniture. Cette réserve sur le fond mis à part, on reste séduit par la volonté de Kelly de mélanger plusieurs genres sans jamais en sacrifier un seul. On reconnaît bien là sa patte d’illusionniste attiré par les histoires de mondes parallèles, questionnant sans cesse philosophiquement l’idée d’une vie après la mort. On retrouve aussi sa thématique de l’être déformé soit psychologiquement ou physiquement (ici un pied amputé de ses orteils, un visage rongé par une grave brulure) qui rendait si bouleversante son histoire d’ado lunaire (Darko). On a réellement l’impression, avec ce troisième opus, que Kelly constitue pierre après pierre son univers particulier aussi bien visuellement qu’intellectuellement. Et on est heureux en sortant de la salle d’avoir cette confirmation. Ajoutez à cela une mise en scène d’une maestria formelle frôlant la perfection, se référant autant à la peinture (Magritte) qu’au cinéma des années 70, et vous obtenez une œuvre résolument différente, stimulante, énigmatique, irritante… (ajoutez l’adjectif que vous souhaitez) mais jamais un produit formaté et sans aspiration artistique. The Box est un film qu’il faut revoir comme tous les films des grands cinéastes. C’est déjà ça de pris.
Karyn Kusama, réalisatrice du réussi Girlfight et du décevant Aeon Flux, est aux commandes de Jennifer’s Body, nouveau scénario de Diablo Cody, Oscarisée en 2008 pour Juno. Film résolument féministe, Jennifer… est un drôle de mélange entre teenage movie et film gore. Jubilatoire.
Jennifer est la plus belle fille du lycée. Normal : c’est Megan Fox, nouvelle bombe du cinéma américain, qui l’interprète. Sa meilleure amie, Needy, est une fille plus simple, plus effacée. Pas normal puisque c’est la sublime Amanda Seyfried qui l’interprète. Mais par la qualité de jeu de la jeune femme, la pilule passe parfaitement. Elles entretiennent une amitié qui remonte à l’âge où elles jouaient encore aux poupées. Elles sont comme deux sœurs se complétant parfaitement. Jusqu’au jour où…
L’histoire nous est racontée du point de vue de Needy qui nous annonce d’emblée la couleur : « Hell is a teenaged girl ». Et le film va nous mener dans cette histoire bordélique de filles à l’aube de leur vie sexuelle. On aperçoit autant de souffrance et de difficulté à être une jeune femme dans ce film de pur divertissement que dans le subtil Virgin Suicides de Sofia Coppola. Même si le but est le même, la façon de procéder diffère totalement. Ici bienvenue dans les mondes codifiés du teenagemovie et du film gore. Aucun lieu commun ne nous est épargné (le bal de promo, les garçons qui ne cherchent qu’à queuter, la coincée, la fille facile, les geeks…) mais cela est amené de façon si amusante que l’on n’y trouvera rien à redire.
Ensuite l’horreur arrive de façon si angoissante (lorsque Jennifer arrive en pleine nuit chez Needy après l’incendie) et incompréhensible (on nous racontera tout en flash back) que l’on marche à fond dans ce mélange plutôt bordélique. L’humour omniprésent dans les dialogues crus ou dans les motivations de certains protagonistes (les membres du groupe de rock) donne à Jennifer’s Body du liant mais surtout sa réelle personnalité. C’est finalement dans ce qui nous semble de prime abord inégal (ce mélange des genres) que se trouve le cœur du film.
Mais la vraie motivation de Cody n’est pas de raconter cette histoire aussi divertissante que balourde d’une croqueuse d’hommes mais d’approfondir deux caractères féminins antagonistes, unis depuis l’enfance. Rien à dire, Megan Fox et Amanda Seyfried sont toutes deux parfaites dans leurs rôles respectifs. Quant à Karyn Kusama, malgré quelques lourdeurs symboliques (les fondus au blanc, signes de virginité), elle se débrouille franchement bien dans la mise en scène de ce script finalement plus fin qu’il n’y paraît. Les idées subversives abondent (l’amitié y est réduite à un rapport de force dominant-dominé ; le mal se transmet facilement…), les styles se mélangent jusqu’à la schizophrénie et en ressort un film hybride mais diablement jubilatoire.
Premier long métrage de l’Australien Adam Elliot, spécialiste de courts métrages d’animation en pâte à modeler, Mary and Max, se situe dans la même veine, mélange d’humour noir et d’humanisme débordant. Un coup de maître à réserver à un public plutôt adulte. Pour une rare fois où l’animation n’est pas à destination des plus petits, réjouissons-nous.
Mary est une petite Australienne rondelette, au physique banal, dont les parents, une harpie alcoolisée au sherry et un homme effacé, se préoccupent peu. Elle décide un beau jour de prendre au hasard dans l’annuaire le nom d’un américain à qui elle poserait toutes les questions qui la tourmentent. Elle tombe sur Max, Juif New-Yorkais obèse de 44 ans, atteint de la maladie d’Asperger. Entre eux deux va se créer une amitié épistolaire qui s’étendra sur deux décennies.
Dès le générique, Elliot nous annonce que le film se base sur une histoire vraie. En effet, c’est le réalisateur lui-même qui correspondait avec un certain Max dont il s’est inspiré pour créer son personnage. De cette inspiration on retrouve dans le métrage une crudité des mots et des situations qui donne une profondeur au projet mais aussi une noirceur inattendue. La solitude et la mort planent sur cette œuvre aussi émouvante que drolatique. Elliot s’amuse de la maladie (alcoolisme, syndrome d’Asperger) comme pour signifier que la vie comporte certains éléments ridicules dont il vaut mieux se moquer avant de tomber dans une sévère dépression. Et c’est ce bel écart que réussit le réalisateur entre rires et pleurs sans jamais tomber dans la formule ou sans jamais forcer le trait. Elliot nous fait réellement ressentir la solitude de ses protagonistes comme si on la vivait.
Au-delà de ce scénario brillant, illuminé par les voix off géniales de Philip Seymour Hoffman et Bethany Whitmore (puis Toni Colette pour les dernières scènes), il y a une vraie réussite de mise en scène et un vrai défi technique. Le noir et le marron sont les couleurs dominantes du métrage qui parfois s’illumine de touches de rouge. On découvre aussi une bien belle bande originale, signée Dale Cornelius, qui fait immédiatement penser au Us de Regina Spektor présent dans (500) Days of Summer, autre réussite américaine, sortie il ya peu sur les écrans français. Tourné sur plus d’un an, avec plus de deux cents marionnettes et plus de cent trente décors, Mary and Max, prouve, après le brillant Coraline, que le film animé avec des marionnettes a de beaux jours devant lui. Désormais le cinéma d’animation se comptera avec Adam Elliot et pourra s’adresser directement aux adultes qui ont gardé des yeux d’enfant.
critique (500) Days of Summer (2009) (Critique Cinéma)
10/2/2009 1:32
Premier long métrage de Marc Webb, issu du clip, (500) Days of Summer, narre une histoire d’amour avortée entre un jeune homme romantique et une jeune femme pétillante mais qui ne croit pas en l’engagement. Originalement construite, cette petite comédie dramatique s’est distinguée au box office américain cet été grâce à ses qualités de mise en scène, d’interprétation et la justesse de son propos. Coup de cœur.
On débute le film sur un carton ironique nous avertissant que le film ne se base pas sur des personnes ayant existé (comme c’est souvent le cas dans les films historiques) pour finir sur le dévoilement d’un prénom féminin suivi d’un « conasse » plus que jubilatoire. Dès ses premières minutes, (500) Days of Summer s’annonce comme le récit d’un jeune homme déçu par l’amour. Puis arrive cette construction scénaristique originale (montrer cette non histoire d’amour de manière éclatée chronologiquement) qui permet aux scénaristes (Scott Neustadter et Michael H. Weber) et au monteur (Alan Edward Bell) de se distinguer du reste de la production courante. Jamais le concept n’apparaît injustifié ou posé là pour faire original. Comme le film traite de la ronde des sentiments qui peuvent évoluer au sein d’un couple, tout cela apparaît bien justifié. Il n’y a alors plus de crescendo scénaristique pour faire pleurer les plus romantiques d’entre nous mais bel et bien une étude acérée de la déception amoureuse. Pour qui a déjà vécu ce genre de situation (aimer quelqu’un qui n’arrive pas à s’engager avec vous mais qui peut très bien le faire avec un autre) (500) days… apparaît alors d’une justesse incroyable.
Ce bon premier script de ce jeune duo permet au réalisateur Marc Webb de réussir un coup de maître pour un coup d’essai. Toujours inventive et vivante, sa mise en scène mélange scènes d’animation, scènes de comédie musicale et dramatiques avec la même réussite. Du coup il dirige parfaitement son jeune couple principal qui lui rend la pareille en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Faut préciser que Joseph Gordon Levitt (Mysterious Skin) et Zooey Deschanel (Yes Man) font partie des meilleurs acteurs montants aux Etats Unis. Ils incarnent à la perfection les rôles de ce jeune homme romantique mais un peu banal et de cette jeune femme pétillante mais volatile.
A l’origine le rôle féminin était moins étoffé que dans le résultat final. Malgré tout on s’aperçoit qu’on reste évidemment du côté du point de vue masculin. Il aurait été intéressant d’avoir le pendant féminin mais n’oublions pas que le film est purement le sentiment d’échec masculin face à une femme qui lui échappe. Un peu à l’image des films de Truffaut sur les aventures d’Antoine Doinel avec ses différentes femmes, le film de Webb nous fait entrer dans la psyché masculine. Comme Tom, on tombe amoureux d’elle avant de détester sa peur de l’engagement. Mais comme nous l’annonce la voix off du narrateur en début de film « this is not a love story ». Malgré cela, le film reste très frais et positif. Il démontre par A+B qu’en amour rien n’est déjà écrit. Ajouter à cela un bande originale craquante (The Smiths, Simon and Garfunkel, Regina Spektor) et vous obtenez un film coup de cœur.
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(500) Days of Summer- Réalisé par Marc Webb – Sortie le 30 septembre
Ang Lee s’attaque à un évènement culturel majeur avec Woodstock. En adaptant l’ouvrage de Elliot Tiber et Tom Monte, Lee et son scénariste attitré, James Schamus, signent une chronique douce et terriblement attachante. En faisant le portrait d’une petite bourgade qui va accueillir le festival le plus célèbre de l’histoire, vu à travers les yeux d’un jeune homme qui veut affirmer son homosexualité à ses parents, le réalisateur Chinois retrouve la veine sociologique de Ice Storm. Une excellente parenthèse enchantée.
Malgré le fait que Woodstock soit très célèbre, Taking Woodstock est un film de découverte pour le public français. Cette découverte se prénomme Demetri Martin. En jeune homosexuel au bord du coming out, qui s’échine à aider ses parents qui ne le comprennent pas, Martin incarne avec subtilité et sensibilité le personnage de Elliot, qui deviendra l’un des organisateurs du plus fameux festival de l’histoire de la musique moderne. A travers ses yeux et en partageant quelques moments de sa vie familiale, on peut apercevoir la difficulté que cela pouvait être d’être différent à cette époque. Guerre du Vietnam, conflits générationnels sont le lot quotidien de ces jeunes gens qui, avec le fameux festival, vont pouvoir vivre un moment unique de bien être, de libération et d’amour. On trouvera bon nombre de têtes peu connues (Jonathan Groff…) pour faciliter l’identification aux personnages et permettre de raconter la petite histoire de façon plus efficace. On retrouve d’autres acteurs plus expérimentés (Imelda Staunton, Liev Schreiber, Paul Dano, Emile Hirsch, Mamie Gummer) qui complètent parfaitement le casting sans jamais tirer la couverture sur eux.
Belle photo de Eric Gautier (Into the Wild, Cœurs) qui capture la beauté de ces trois jours d’été ainsi que le psychédélique de trips sous lsd. Les couleurs sont chatoyantes et sensuelles. En revanche le score de Danny Elfman se fait discret et ne marque pas le spectateur plus que cela.
Taking Woodstock, grâce au talent de portraitiste de Ang Lee, respire l’air frais et non la naphtaline. Jamais nostalgique, ce passage à l’âge adulte d’une génération en devenir, insouciante et rêveuse, permet au spectateur d’être dans les coulisses de cet évènement marquant qui deviendra le symbole d’une génération pacifiste vite rattrapée par la gueule de bois des décades suivantes. Une œuvre légère et pourtant profondément attachante.
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Taking Woodstock de Ang Lee – Sortie le 23 septembre 2009