Rééditons un autre dossier de l'ancien blog, aujourd'hui je vais vous (re)parler de la famille des Duck.

Dans mes articles sur la bande dessinée, je ne pouvais pas passer à côté d’un pan du comic jeunesse Américain : Scrooge Adventures. Pourquoi parler de quelque chose que les jeunes ne lisent plus ? Tout simplement qu’en cette période de Da Vinci code au cinéma, il est bien de revenir aux sources de la chasse au trésor, et des histoires qui nous prennent pas pour des imbéciles. Tout d’abord je vous mentionnerais les personnages principaux des histoires qui nous intéressent, pour ensuite évoluer sur leurs créateurs et les aventures les plus intéressantes.
Enfin je vous ferais part des « dernières » adaptations des Canards.
Donald Duck : L’histoire commence le 9 juin 1934 avec l’apparition de
Donald Fauntleroy Duck dans le dessin animé « La Petite Poule Avisée » sorte de fable sur les profiteurs qui n’aident pas. L’histoire est simple, la poule de l’histoire veut faire à manger, mais personne ne veut l’aider, prétextant des maux de ventre. Une fois le repas préparé, Donald et un cochon veulent ensuite s’incruster, ce que ne permettra pas la poule. Les bases du personnages sont déjà écrites, Donald sera un profiteur.
Son caractère va s’étoffer, il va devenir colérique, joueur de flûte (The Band Concert 1935) et gagnera son premier oscar en 1943 dans le cartoon « Der Fuehrer’s Face » où il travaille pour Adolf Hitler.
Il sera le héros de quelques strips et histoires dans la bande dessinée, mais c’est en août 1942 que Carl Barks reprenant l’histoire d’un dessin animé qui n’a jamais abouti : « Donald finds Pirates Gold » s’approprie le personnage définitivement. Dès lors, Carl Barks va créer un monde (Donaldville – Duckbourg) et une famille.
Le 15 avril 1938, Della Duck lui confie Riri, Fifi et Loulou et en décembre 1947 il rencontre son oncle Picsou.
Au cinéma, sa voix caractéristique, a été celle de Clarence Nash, doubleur international du canard, jusqu’à sa mort en 1989. Reconnaissable par un défaut de prononciation particulier, cette voix fut la « voix de canards » en général, avant que Mel Blanc change de ton pour différencier Daffy Duck.
Riri, Fifi, Loulou(Huwey, Duwey, Louie) : Ce sont les enfants de Della Duck (ou Dumbella), ils furent confiés à leur oncle définitivement sans que l’on ne sache trop pourquoi. Ils sont nés d’un père inconnu, ce sont des triplés, et il est assez difficile de les reconnaître sans leur casquette (pour ceux que ça intéresse, Riri est le rouge, Fifi le bleu et Loulou le vert. Surtout n’essayez pas de les reconnaître via la VF, les noms changent tout le temps). Ils s’inscriront aux Castors Juniors dans les années 50, ce qui va les calmer (car ce furent de méchants garnements). Il est aussi intéressant de noter que le nom de ces gamins chahuteurs sont inspirés de 3 hommes politiques Américains.
Balthazar Picsou (Scrooge McDuck) : Comme son nom l’indique –en V.O-, Balthazar Picsou est inspiré de Scrooge, le personnage principal du « conte de Noël » de Charles Dickens. Il serait né en 1867, et serait mort en 1965 ; l’année de la retraite de Carl Barks (Les histoires de Don Rosa ne dépasseront jamais les années 50). Tout simplement, il s’agit de l’homme le plus riche du monde, reignant sur son coffre fort au sommet de la Colline où aurait été fondé Donaldville. Sa vie est raconté dans l’excellentissime série « La Jeunesse de Picsou » en 12 (et quelques) histoires : de son premier sou jusqu’à sa renaissance, en passant par la découverte de sa pépite au Yukon, à la construction de la première fortune du monde.
Il est l’oncle de Donald (par alliance) et donc le grand oncle de Riri Fifi et Loulou.
Il garde précieusement son premier sou, convoité par Miss Tick, descendante de Circée.
Ses autres ennemis sont constitués de Gripsou (la deuxième fortune du monde), les frères Rapetout et aussi de Flairsou dans les bandes dessinées Italiennes.
Autour d’eux gravitent encore quelques personnages important comme Grand-mère Donald, le cousin Gus, le cousin Gontran Bonheur (rival de Donald), Daisy et le grand inventeur Géo Trouvetout.
Ils habitent tous Donaldville (Duckbourg) dans l’état de la Calidonie (Calisota). La ville fut fondée par le grand Cornelius Ecoutum (Coot) et c’était une ancienne colonie Espagnole. Après avoir découvert l’univers, voyons maintenant les deux grands auteurs de cet univers (je ne m’attarderais pas sur les auteurs Européens qui mettent en place un autre univers).
Les Auteurs :

Carl Barks, Le Créateur : Né en 1901 dans l’Oregon, il est illustrateur dans les années 30, puis rejoint l’équipe de Disney en 1935 en tant qu’intervalliste. Il inventera alors quelques gags (dont le gag du fauteuil de barbier) qui le feront intégrer une équipe de scénaristes. En 1942, l’histoire de Donald et le trésor des Pirates ne peut pas être adapté en dessin animé (quelques tensions avec Jack Hannah, alors réalisateur de nombreux cartoons de Donald), et à l’occasion de la visite d’Oscar Lebeck, responsable des éditions Disney pour les comics, l’histoire sera adaptée en bande dessinée par Carl Barks lui-même. Etant donné que Carl s’intéressait plus aux gags qu’à l’animation, il va avoir trouvé son métier.
Il quitte la bande dessinée en 1965 pour se consacrer pleinement à l’illustration et aux tableaux (ce qui ne l’empêche pas de faire quelques scénarios).
C’est lui qui a décidé d’assagir les neveux, et de créer ce monde de Donaldville.

Le casque d’or, celui qui le trouve devient Empereur d’Amérique
Plusieurs histoires de lui deviennent célèbre, dont celle avec les Œufs Carrés, celle du Yéti où directement celle avec la couronne des Vikings, allusion directe au Seigneur des Anneaux.
A noter que quelques cases furent adaptées par Georges Lucas et Steven Spielberg pour les Indiana Jones : La grosse boule du premier, Le pont de corde du second et le « Souffle de Dieu » du troisième.

Indiana Jones 1 et l’Idole Piégée

La Fin du 2

Le souffle de Dieu

Keno Don Rosa : L’élève qui dépasse le maitre. Sa première histoire (l’or des Incas en 1988) fut une des premières histoires que j’ai lu (en effet, le Picsou Magazine 100 fut mon premier acheté), et développe déjà ses thèmes. En effet, l’histoire commence suite à une exposition de tous les trésors de Picsou répertoriés par Carl Barks. Dès lors, Don Rosa essayera de créer un univers cohérent faisant références aux autres histoire (ce qui était alors rare dans les bande dessinées pour les enfants). Puis développe un univers assez mature, avec aussi de nombreuses références recherchées dans les bibliothèques (on découvre plus de choses vraies sur les Templiers dans la double histoire « La couronne des Croisées » et « Une lettre de la Maison » que dans le Da Vinci).
Il est né en 1951 dans le Kentucky, et commence a dessiner les aventures de Capitaine Kentucky (qui lui ressemble étrangement, et dont certaines trames seront reprises dans ses histoires Disney) puis rejoint Disney en 1987. En 1989, Disney décide de se garder les planches originales, Don Rosa quitte les éditions Gladstone, pour intégrer celle de Egmont qui publie ses histoires dans les pays Scandinaves.
Il se lance en 1989 dans la grande saga de « La Jeunesse de Picsou », saga récompensée en 1995 par le Will Eisner Award de la meilleure série et créé l’Arbre Généalogique de la Famille Picsou.

La première histoire de Don Rosa
D’autres œuvres populaires de cet homme-là : La Bibliothèque Perdue, grande chasse au trésor sur les traces de la Bibliothèque d’Alexandrie, le Dissoutou (dont « Fusion » s’en inspirera), Le trésor de Crésus… Ses inspirations sont : Jules Verne (Le Dissoutou est un hommage à « Voyage au Centre de la Terre) et les merveilles de l’Antiquité.

La Bibliothèque Perdue
La Famille Picsou fut adaptée à la télévision en 1987 (tiens ?) dans la très bonne série Duck Tales, qui prend pour base le fait que Donald confie ses neveux à son Oncle Picsou car il s’engage dans la Marine. Plusieurs histoires s’inspirent alors des anciennes histoires de Carl Barks, dont celle avec les « Crac Badaboums » (sur la cause des tremblements de Terre), ou bien celle sur le trésor perdu dans son Ancien Château d’Ecosse. Un excellent film est ensuite sorti « Le trésor de la Lampe Perdue » réalisé chez nos Frenchies du Studio Brizzi de Montreuil.
Quelques excellents jeux existent aussi dont Duck Tales sur Nes, inspiré par la série avec comme héros Picsou (et dont une suite un peu moins bien fut sortie quelques années plus tard), Quackshot sur Mégadrive qui prend pour héros Donald Duck dans une très bonne chasse au trésor, Donald Duck sur Master System et assez récemment « Who Is PK » qui prenait comme base les aventures de Donald en Super Héros Italien : Fantomiald (très connu des lecteurs de Mickey Parade).

Je vous conseillerais alors de vous procurer d’anciens Picsou Magazines pour trouver toutes ces histoires passionnantes (Retour à Xanadu de Don Rosa est extraordinaire).
A noter que Keno Don Rosa était présent à Angoulème en janvier 2005, et que ceux qui ont pu le voir (dont moi) étaient aux anges.