Roy "R.I.P." Scheider (Autre)
2/13/2008 9:05
   "We're gonna need a bigger boat" - Parmi les dialogues rentrés dans le panthéon des plus cultes, celui-ci aura marqué d'une façon diablement tragi-comique l'inconscient d'innombrables spectateurs qui ont été traumatisés par le requin du premier chef d'oeuvre de Steven Spielberg: Jaws. L'acteur au nez de boxeur, à la gueule taillée à la serpe et à la présence si imposante à l'écran, qui prononce ces mots est Roy Scheider. Bien qu'accusant une soixantaine de films, Scheider est et sera éternellement Chief Brody dans les Dents de la Mer. De même que Richard Dreyfuss et Robert Shaw resteront Matt Hopper, le félé océanographe, et Quint, le survivant de l'USS Indianapolis. Trois acteurs qui ont souvent su laisser la vedette, soit comme ici au requin du film lui-même, soit aux autres acteurs dits principaux qu'ils cotoyèrent dans leur filmographie. Ainsi, siJaws est le sommet de Scheider, en tant qu'acteur collectif, pour parler foot, ses prestations dans Klute et French Connection, quelques années auparavant, ainsi que Marathon Man en 1976, restent marquantes. D'aucuns diront que sa nomination aux Oscars en tant que premier rôle dans All That Jazz aurait pleinement dû consacrer son talent, mais comme on ne peut pas tout voir, je ne me prononcerai pas dessus. Ce qui est certain, c'est que les années 80 furent celles du trou noir, celui notamment de Tonnerre de Feu (sans lequel Stringfellow Hawke n'aurait probablement jamais été créé) et de 2010: l'année du premier contact, déplorable suite du 2001 de Kubrick, écrite par Arthus C. Clarke. Si, au début des années 90, La Maison Russie et le Festin Nu nous le rappellent à notre bon souvenir, la suite fut surtout celle de Sea Quest à la télé. Effondrement abyssal... J'aurais bien aimé qu'un Tarantino, par exemple, lui offre un dernier rôle à la hauteur de son charisme, comme il l'avait fait avec Pam Gryer, Robert Forster, ou plus récemment Kurt Russel. A défaut, je m'attèlerai simplement à découvrir Que le Spectacle Commence et le remake de Clouzot, le Convoi de la peur, avant de revenir, comme chaque fois l'an, vers les eaux de Jaws et rire, et flipper, à l'énoncé du "We're gonna need a bigger boat".
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